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Pape Thiaw : "J’ai été blanchi par la justice française" PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 06 Avril 2010 02:28

Depuis 2008, Pape Thiaw se fait rare sur les terrains de football. L'international sénégalais n'a pas eu que des jours heureux, ces deux dernières années. D'abord handicapé par une grave blessure au genou, l'ancien joueur de Metz a eu maille avec la justice française, accusé de violences conjugales. Placé sous mandat de dépôt et condamné à un an ferme de prison, il a ensuite été disculpé en appel. Aujourd'hui, l'homme, Pape Thiaw, veut repartir sur de nouvelles bases et le joueur chausser de nouveau les crampons du football de haut niveau.

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Afrique Football : Exercez-vous  toujours votre métier de footballeur ?

Pape Thiaw : Tout à fait. Je suis toujours footballeur. C'est mon job. Le dernier club dans lequel j'ai évolué est le Real Murcia, club de D2 en  Espagne. J'y ai  joué la saison dernière.

Vos difficultés ont commencé en 2008, avec une grave blessure au genou. On vous a également accusé d'avoir frappé votre femme. Est-ce-vrai ?

Oui ! Il y a eu des incidents dans mon couple et c'est quelque chose que je regrette énormément.   Je ne veux pas trop rentrer dans les détails, mais ça m'a beaucoup handicapé. Je n'ai pas pu m'expliquer et je sais que les gens ont beaucoup parlé. Cette interview me donne l'occasion de m'expliquer et de donner ma version des faits.

Justement, quelle est votre version des faits ? Vous avez fait l'objet d'un mandat d'arrêt ?

En effet, le mandat d'arrêt a été exécuté avec une condamnation à une année de prison. Mais j'ai été condamné par défaut, car je ne me suis pas présenté à l'audience. A l'époque, je venais de subir une opération et donc je n'ai pas pu me présenter au tribunal. Raison pour laquelle, le juge a été sévère envers moi. Ce que je comprends tout à fait. Dans un second temps, je suis allé m'expliquer  devant le juge et j'ai été placé sous surveillance dans un hôpital pendant 20 jours. Par la suite, mon avocat a fait appel de la condamnation. Et au second procès, j'ai été blanchi par la justice française.

Vous n'avez  donc pas passé un an en prison ?

Non, pas du tout. J'ai juste fait 20 jours en hôpital surveillé. Si j'avais fait une année en prison, je n'aurais pas joué en Espagne la saison dernière.

Avez-vous réussi à vous reconstruire après cette parenthèse douloureuse ?

En réalité, cette situation m'a beaucoup touchée et aussi atteint ma famille. Les gens vous regardent d'un autre œil. Evidemment je comprends, car l'opinion ne sait pas réellement ce qui s'est passé. Les Sénégalais entendent parler de violences conjugales et d'une condamnation à une année de prison et ça paraît assez grave. J'ai été touché, car j'ai un enfant. Mais j'essaie de me reconstruire.

Cette condamnation est-elle inscrite dans votre casier judiciaire ?

Non, pas du tout, étant donné que lors du procès en appel, j'ai été totalement blanchi. Après ma liberté provisoire, on est passé au jugement. Aujourd'hui, mon casier est vide et j'espère que ça va continuer ainsi.

Depuis Janvier 2008, vous êtes à la recherche d'un club, comment vous maintenez-vous physiquement ?

En fait, j'ai pris le temps de me soigner. Je traînais ma blessure même en Espagne. Ceci explique d'ailleurs que je n'ai pas continué avec le Real Murcia. J'ai décidé de prendre soin de mon corps et aujourd'hui, je me sens beaucoup mieux. Je veux revenir à un bon niveau pour la saison prochaine. Cette année, j'ai eu quelques contacts avec un club de première division suèdois. Arrivé sur place, j'ai vu que les clubs évoluaient sur une pelouse synthétique. Des terrains qui ne me conviennent pas encore. J'ai un peu peur pour mon genou et j'ai décidé de ne pas prendre de risques. Je vais  poursuivre mes soins et me préparer pour la saison à venir.

Comment appréhendez-vous l'avenir ?

J'ai envie de rester dans le milieu professionnel, car j'ai encore largement les qualités pour y jouer. Je pense aux clubs de ligue 1, ligue 2 ou de national et je vais privilégier l'aspect sportif. C'est ça qui m'intéresse le plus.

On imagine  que  vous suivez la reconstruction de la tanière avec dernièrement la nomination d'Amara Traoré. Qu'est-ce que ça vous inspire ?

Le Sénégal a de bons joueurs, mais il faut prendre le temps de reconstruire. Je comprends aussi les supporters, habitués à de bonnes performances de l'équipe. Et c'est partout pareil. En Europe aussi, les amateurs s'énervent dès que les résultats de leur club ou de leur équipe nationale ne suivent pas. Mais il faut laisser les gens travailler. Je pense qu'avec Amara Traoré, l'équipe peut faire de bonnes performances, car il a les joueurs qu'il faut.

Depuis cette belle épopée à la Coupe du Monde 2002 à laquelle vous avez pris part, beaucoup de joueurs sénégalais ont tiré leur révérence comme Ferdinand Coly, Aliou  Cissé ou encore Khalilou Fadiga. Vous arrive-t-il encore de penser à la tanière ?

Le Sénégal est mon pays. Mais pour l'instant, je pense d'abord à retrouver un club. Il faut que je joue au football et après on verra. Je pense encore avoir le niveau. Mais pour  être honnête, ma priorité, c'est ma carrière personnelle. Le tout, c'est de démarrer et d'évoluer à un bon niveau. En attendant, je suis le premier supporter de l'équipe du Sénégal.

Propos recueillis par notre correspondante permanente au Sénégal, Mame Fatou Ndoye.

 
Abasse Ba : "J’avais la rage" PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 06 Avril 2010 02:14

Il y a presque un an, le défenseur sénégalais du Havre (Ligue 2 française) se blessait gravement au tendon d'Achille, alors qu'il venait d'être prêté à un club qatari. Redevenu titulaire en janvier dernier, Abasse Ba, 33 ans, revient sur ces longs mois d'inaction.


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Afrique Football : Abasse Ba, vous avez rejoué en Ligue 2 à la mi-janvier. Aviez-vous envisagé un retour aussi rapide, après une blessure comme une rupture du tendon d'Achille ?

Abasse Ba : Franchement, pas vraiment. Je me suis blessé à la fin du mois d'avril 2009 lors d'un match de demi-finale de la Coupe du Prince du Qatar, au bout de 20 minutes (NDLR : Ba avait été prêté quelques jours plus tôt à Al-Rayyan par Le Havre, alors en Ligue 1, avec une option d'achat). J'avais été opéré à Paris une semaine plus tard, et à l'époque, les chirurgiens m'avaient bien expliqué qu'il ne s'agissait pas d'une petite blessure. Et qu'il fallait que j'attende 8 à 9 mois avant de pouvoir espérer retrouver les terrains.

Après votre blessure, avez-vous craint pour la suite de votre carrière ?

J'avais 32 ans quand c'est arrivé... Ce n'est pas la même chose qu'à 20 ans. Je me suis forcément posé la question de savoir si je pourrais retrouver mon niveau. J'ai accusé le coup après l'opération. Les médecins ne m'avaient fait aucune promesse pour la suite de ma carrière. Mais j'avais envie de m'accrocher. Alors que j'étais encore au Qatar en attendant d'être rapatrié, un journaliste du Havre m'avait téléphoné pour en savoir un peu plus, et il m'avait dit quelque chose qui m'avait marqué.

C'est-à-dire ?

Il m'avait dit, en étant presque affirmatif : « Je présume que c'est la fin de votre carrière... » Cela m'avait mis un coup sur la tête. Quelque part, il venait de me couper l'autre jambe. J'ai pris conscience de la gravité de la chose, mais ça m'a aussi motivé. Il m'a mis la rage. Et quand je lui ai reparlé, je lui ai dit que quelque part, il m'avait bien aidé, sans forcément le faire exprès...

C'est pour cela que votre rééducation a pris moins de temps que prévu ?

J'ai repris la course début août, alors que c'était programmé un mois plus tard. J'avais beaucoup travaillé avec les kinés du club, qui dispose d'un centre de remise en forme, mais également à Capbreton, dans les Landes. Quand j'ai recouru, je n'ai pas senti d'appréhension particulière. Sans doute parce que j'avais déjà vécu une situation identique, quand j'étais à Dijon, lors de ma première saison (fracture du péroné et rupture des ligaments internes du genou). Puis j'ai retouché le ballon, et j'avais tellement envie de rejouer que les kinés me ralentissaient ! Et enfin, j'ai rejoué d'abord quelques matches amicaux - 30 ou 40 minutes - puis avec l'équipe réserve en CFA.

Puis en Ligue 2, le 19 janvier dernier, contre Tours (1-1)...

Oui. Et l'entraîneur (NDLR : Cédric Daury) ne n'avait rien promis. J'ai rejoué 8 fois depuis cette date, en étant toujours titulaire. Mais si cela n'avait pas été le cas, je n'aurais pas demandé à être prêté. J'aurais travaillé pour essayer de convaincre le coach. Et puis, je dois beaucoup au club, qui s'est montré très clean avec moi pendant ma blessure et ma rééducation.

Dans 3 mois, vous serez en fin de contrat. Avez-vous une idée de votre futur ?

Non. Nous ne savons pas encore si Le Havre jouera en Ligue 2 la saison prochaine, puisque l'accession est toujours possible. Si mes dirigeants souhaitent me rencontrer prochainement pour discuter, ce sera avec plaisir. Ce dont je suis quasiment certain, c'est que je ne partirai pas à l'étranger. J'ai une famille et cela passe avant tout. Et puis, le premier voyage ne m'a pas vraiment réussi...

Propos recueillis par Alexis Billebault

Crédit photo : Emmanuel Lelaidier / www.hac-foot.com


LA CARTE DE VISITE

Abasse BA

Né le 12 juillet 1976 à Dakar (Sénégal)

1,88 m - 80 kg

Club actuel : Le Havre (Ligue 2), 44 matchs.

Anciens clubs : Dijon (153 matchs, 4 buts), Louhans-Couiseaux (64 matchs, 2 buts), Noisy-le-Sec.

 
La sublime Bentley d’Eto’o volée ! PDF Imprimer Envoyer
Lundi, 05 Avril 2010 12:32

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L'attaquant camerounais de l'Inter de Milan Samuel Eto'o a été la victime indirecte du vol de sa Bentley GT 63 en plein cœur de la ville de Milan. Le goleador camerounais avait prêté sa carrosserie d'une valeur de plus de 100 000 euros à son coéquipier autrichien Marko Arnautovic. Manque de bol, ce dernier a été la cible de plusieurs malfaiteurs qui se sont emparés, ni vu, ni connu, de l'engin. Ca ne vous rappelle rien ? Souvenez-vous, l'année dernière, un autre joueur africain de l'Inter de Milan, Sulley Muntari, avait été lui aussi la victime d'un vol de son véhicule dans les mêmes conditions. Hasard ?

Joëlle Ndong
 
Côte d'Ivoire : Pourquoi Gerets a dit non? PDF Imprimer Envoyer
Jeudi, 25 Février 2010 01:09

Eric Gerets a indiqué qu'il refusait la proposition de la Fédération ivoirienne de football de conduire les Eléphants à la prochaine Coupe du Monde en Afrique du Sud, à la place de Vahid Halilhodzic. L'ancien entraîneur de l'Olympique de Marseille a précisé qu'il était impossible à un nouvel entraîneur de bien préparer une équipe pour la Coupe du Monde en si peu de temps.

eric-gerets-dafrallah-mouadhen.jpg''Je suis honoré par cette propostion, mais malheureusement je ne suis pas en état de repondre positivement. Je suis sous contrat avec Al-Hilal. Et puis je ne dispose pas d'assez de temps pour pouvoir preparer la sélection ivoirienne'' a indiqué le Belge dans une conférence de presse a Riyad en Arabie Saoudite, juste après la victoire de son club Al-Hilal en Coupe du Prince héritier. Pourtant le président du club saoudien avait donné son feu vert à Eric Gerets  pour prendre les rênes des Eléphants. La saison saoudienne finissant au mois d'avril. Gerets a indiqué que le Prince était effectivement favorable à son départ à titre de prêt pour 3 mois, mais qu'il était impossible à un nouvel entraîneur de bien préparer une sélection pour la Coupe du Monde en si peu de temps :  ''Pour moi, il s'agit d'une question de principe, 2 mois ne sont pas suffisants pour préparer la Coupe du Monde. Je veux être honnête avec moi-même et les autres''.
Al Hilal a remporté la Coupe du Prince héritier en battant Al Ahly 2-1. C'est le deuxième titre du Belge après le championnat. Al Hilal pourrait remporter le triplé en gagnant la Coupe du Roi. Al Hilal est toujours en lice en Coupe d'Asie des clubs.

Par Dafrallah Mouadhen, à Riyad en Arabie Saoudite.
Photo : Eric Gerets (à gauche) explose de joie après la victoire de son club Al Hilal en Coupe du Prince héritier d'Arabie Saoudite (Crédit photo : Dafrallah Mouadhen).

 
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