A 22 ans, le défenseur central Nicolas Boyom-Edy (1,85 m / 82 kg), après 4 saisons passées au Sable FC (Ligue 1 camerounaise), vient de s'engager pour un an avec le Recreativo de Libolo (Ligue 1 angolaise). L'ancien capitaine du club de Batié, et l'un des espoirs du football camerounais, espère que son passage dans le Girabola lui servira de tremplin pour la suite de sa carrière.
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Afrique Football : Vous venez de vous engager pour un an avec le club angolais Recreativo de Libolo. Peu de joueurs Camerounais évoluent en Angola. Comment avez-vous été mis en relation avec ce club ?
Nicolas Boyom-Edy : C'est Tonye Erick, le président de Pathos Sports Academy / Scout international, qui m'a proposé aux dirigeants de Recreativo de Libolo. Ils m'ont découvert grâce à des vidéos de matchs où je jouais, qu'il leur a envoyé. C'est un intermédiaire Camerounais. Il n'est pas agent de joueurs FIFA, mais il collabore avec des agents licenciés.
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Que connaissiez-vous du football angolais ?
A vrai dire, je ne connaissais pas grand chose du football angolais. Je savais seulement qu'il y avait de très bons clubs dans le Girabola, le championnat de première division angolais. Quand je suis arrivé en Angola le 18 décembre 2010, c'était la première fois que je mettais les pieds dans ce pays.
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Quelles ont été vos premières impressions quand vous êtes arrivé à Luanda ?
Luanda est une très belle ville touristique. La population angolaise aime de plus en plus le football.
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Aviez-vous des appréhensions avant de venir en Angola ?
Non. Mais avant de rejoindre le Girabola, j'ai beaucoup hésité. Car j'avais aussi eu des propositions pour rejoindre l'E.S. Sétif (Ligue 1 / Algérie) ou le Club Sportif Sfaxien (Ligue 1 / Tunisie).
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Pourquoi avez-vous finalement préféré rejoindre un club angolais ?
L'Angola est un pays émergent dans le monde du football. Le championnat angolais a besoin de joueurs internationaux, afin de promouvoir son championnat local. Et concernant l'aspect financier, Recreativo de Libolo était le club qui me proposait les meilleures conditions. Même le montant de mon transfert était très important pour un joueur évoluant dans le championnat camerounais. J'ai donc refusé les offres des clubs tunisien et algérien, et opté pour la solution angolaise.
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Comment se passe votre acclimatation en Angola ? Parlez-vous portugais ?
Non, je ne parle pas portugais. Et c'est un véritable problème ici. Je suis entrain de suivre des cours de portugais, pour faciliter mon intégration en Angola. Sinon, au niveau de l'équipe, ca ne pose pas vraiment de problèmes, car je parle anglais. Entre les joueurs, on parle anglais et notre coach Zeca Amaral, qui est l'ancien sélectionneur des Palancas Negras (NDLR : Surnom de la sélection nationale angolaise de football), parle aussi anglais.
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Le Cameroun ne vous manque pas trop ?
Evidemment le Cameroun me manque. Mais je suis un joueur professionnel de football et je suis donc amené à vivre hors des frontières de mon pays. Cela fait partie de mon métier. L'Angola est un pays-frère, donc je me sens bien ici.
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Que connaissez-vous de votre nouveau club Recreativo de Libolo ?
On a un très bon groupe. Plusieurs cadres de l'équipe sont des internationaux angolais qui disputent actuellement le CHAN 2011 au Soudan du 4 au 25 février (NDLR : Le CHAN est le Championnat d'Afrique des Nations réservé aux joueurs évoluant sur le continent africain). On peut espérer réaliser une grande saison avec cette équipe.
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Quels sont les objectifs de Recreativo de Libolo cette saison ?
Nous voulons réaliser le doublé : gagner le championnat et la Coupe. Le président du club a débloqué les moyens nécessaires pour cela. Je voudrais vraiment gagner le championnat avec le maillot du Recreativo de Libolo.
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Quelles sont les différences majeures entre le championnat d'élite camerounais et angolais ?
Il y a de très grandes différences entre ces deux championnats, au niveau infrastructurel et financier. Au niveau des infrastructures, l'Angola dispose de très beaux stades pour les entraînements et pour les matchs. Ce qui fait défaut au Cameroun. Et au niveau financier, les clubs angolais ont des budgets beaucoup plus importants que les clubs camerounais.
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Y a-t-il d'autres footballeurs camerounais qui évoluent dans le Girabola ?
Oui, ils évoluent dans les plus grands clubs du pays. Il y a 3 confrères qui jouent dans le Girabola : Djom Romi de Primeiro de Agosto, Twir de Petro Atlético de Luanda et Georges Parfait Mbida Messi de l'Interclube de Luanda.
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Y a-t-il beaucoup d'autres joueurs africains non Angolais dans le Girabola ?
Oui. Dans mon club Recreativo de Libolo, nous avons 3 Congolais de la RDC dans l'effectif. Il y a beaucoup de Congolais de la RDC voisine dans le championnat angolais.
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Au niveau de l'équipe nationale de football du Cameroun, vous aviez été convoqué par Paul Le Guen pour le stage de pré-sélection des joueurs locaux, avant la Coupe du Monde 2010, en avril de l'année dernière...
Oui. C'était ma première sélection chez les Lions Séniors. Ca s'est très bien passé, mais malheureusement la concurrence était très rude à mon poste. Beaucoup de joueurs professionnels qui évoluent dans de grands clubs européens postulaient aussi à mon poste. Mais j'ai pu montré mes qualités et c'était l'essentiel. Yves Colleu m'avait bien apprécié.
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Quelles sont, d'après vous, vos points forts et les aspects de votre jeu que vous souhaitez encore améliorer ?
J'ai un très bon jeu de tête. C'est un de mes points forts. Il n'est d'ailleurs pas rare, bien que je sois défenseur, que je marque des buts de la tête. J'ai également beaucoup d'agressivité positive sur le terrain. Sinon, je souhaite encore améliorer ma relance.
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Vous avez été rappelé en décembre 2010 par Javier Clemente, pour le stage avec les joueurs locaux...
Oui. Et il était très difficile d'être convoqué pour ce stage, car il fallait avoir des prestations constantes durant les 6 premières journées du championnat de première division du Cameroun. Le coach-adjoint François Omam-Biyik et la DTN s'étaient répartis sur tous les stades pour choisir les joueurs qui participeraient à ce stage. Le stage s'est très bien passé. Nous avons disputé deux matchs amicaux contre des équipes de première division du championnat local.
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Quels sont vos objectifs futurs ?
Je veux que mon passage en Angola puisse me servir de tremplin pour le reste de ma carrière. Après mon année de contrat avec le Recreativo de Libolo, j'aimerais bien rejoindre un club en France ou en Belgique, car j'aime bien ces championnats. J'aimerais aussi bien sûr intégrer les Lions indomptables. Avec du travail et de la discipline, j'espère pouvoir y arriver.
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Interview réalisée par Guillaume Ribeiro.
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LA FICHE TECHNIQUE
Nicolas BOYOM-EDY
Né le 12 décembre 1988 à Batouri (Cameroun)
Défenseur central
Droitier
1, 85 m
82 kg
International camerounais A'
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CLUB ACTUEL :
2011 : Recreativo de Libolo (L1 / Angola)
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PRECEDENTS CLUBS :
2007 Ã 2010 : Sable FC (L1 / Cameroun)
2006 : Juvenil de Bafang (L2 / Cameroun)
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DISTINCTIONS :
2 fois élu meilleur joueur du mois du championnat du Cameroun en 2010.
A été convoqué pour les stages de détection des joueurs locaux par Paul Le Guen en avril 2010 et Javier Clemente en décembre 2010.
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Crédit photos : D.R.
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